L’art de voyager

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L’art de voyager commence par la recherche de renseignements concernant le pays, la région, les moeurs des populations que vous souhaitez découvrir et respecter.

Voici une réflexion de Joël, un ami guide de l’Isalo:

En 1987, tous les enfants du village de Ranohira allaient à l’école, la scolarisation étant obligatoire. Mais avec la venue des touristes, le changement est arrivé. Ils donnent des bonbons aux enfants, par plaisir.

Aujourd’hui, la majorité des enfants ne vont plus à l’école. Ils posent leurs cartables et attendent, mal habillés, les voyageurs pour leur demander des bonbons, stylos, t-shirt, savon, monnaie, etc.

Et ça marche ! Les visiteurs pensent “faire le bien” et donnent généreusement leur surplus. Les enfants savent bien faire les mimiques, les sourires voulus… et ils revendent ensuite leur butin, gagnant alors plus que leurs parents, qui n’arrivent plus à élever correctement leurs enfants.

Mais ces enfants non scolarisés resteront des mendiants, encouragés par ces touristes qui pensaient les aider, être utiles. Ensuite, ils resteront mendiants ou deviendront certainement voleurs ou prostituées !

Donner, c’est bien, mais à quelqu’un qui a fait quelque chose pour le mériter, afin qu’il apprenne que l’argent se gagne. Offrez à ceux qui ne demandent rien, discrètement. L’avenir de ces enfants est trop souvent influencé par ces gestes de Vazaha de passage qui, spontanément, leurs veulent du bien.

Vos commentaires ou avis : corail.swiss@bluewin.ch

Conseil pour choisir son voyage à Madagascar

'background-colorCIRCUITS: de Tana à Tulear, près de 1’000 km de route en bon état. Des variations de paysages incroyables, villages, artisans, plantations, forêts, une découverte permanente, un peu fatigante. C’est vraiment l’itinéraire conseillé. L’on peut ajouter une extension de Fianarantsoa à Manakara, le meilleur trajet en train que l’on puisse conseiller, 163 km en 8h. environ. La route allant de Tana à Morondava est assez épuisante. Entre Tulear et Fort Dauphin, c’est aride et déconseillé en période des pluies (décembre à mars). La descente du fleuve Tsiribihina en bateau (3 jours) ou de la Manambolo en canoë (4-5 jours) reste une aventure fantastique. Pénétrer dans les Tsingy de Bemahara ou de l’Ankarana, c’est s’offrir l’insolite.

FAUNE ET FLORE: les Parcs nationaux et Réserves sont nombreux à travers la Grande Ile. La réserve la plus réputée est celle de Berenty, avec ses lémuriens diurnes et nocturnes. La réserve de Nahampoana n’est qu’à 7 km de  Fort Dauphin et offre une nature intacte, une faune variée. A 155 km de Tana, la réserve de Perinet est agréable à visiter. Logement à proximité. La forêt de Kirindy, près de Morondava, est encore naturelle. Les animaux sont plus craintifs, mais le spectacle est merveilleux. La Coopération suisse ayant quitté cette mission, nous proposons la Forêt d’Analabe qui est restée naturelle, primaire. L’expérience des Tsingy de Bemaraha reste une découverte sportive, conseillée à tous ceux qui veulent observer un phénomène incroyable. De Diego Suarez, l’on consacre une journée pour visiter la Montagne d’Ambre. Pour les Tsingy de l’Ankarana, incroyable formation géologique, il faut deux à cinq jours en bivouac. Au départ de Nosy Be, l’île de Nosy Komba est touristique, mais l’on y approche sans peine les lémuriens. La réserve de Lokobe est une petite forêt primaire pleine de surprises. Sambava est connu pour la vanille. Sainte Marie abrite quelques plages agréables au nord-ouest. Le spectacle des baleines de juillet à septembre est impressionnant.

PLAGES: si Madagascar offre au visiteur la possibilité de parcourir des sites hors du commun, les plages malgaches ne sont pas la principale attraction touristique de l’île. Les infrastructures sont modestes, l’entretien des plages est local, les activités nautiques sont souvent restreintes, mis à part la plongée sous-marine et la pêche au gros. Les plus belles plages avec hôtels se trouvent au nord de Sainte Marie à Anakao et à Nosy Be. A Morondava, les plages sont peu entretenues. A Sambava, baignade difficile à cause des vagues. Au Nord de Tamatave, Foulepointe offre une belle plage, appréciée des malgaches. Quelques plages naturelles sont accessibles depuis Diego Suarez (Sakalava, Dunes), Fort Dauphin(Libanona, Lokaro, Sainte Luce) ou Morombe (Andavadoaka). La Baie de Salary, après 5h de pistes depuis Tulear, est un cadeau de la mer. La plongée sous-marine est pratiquée autour de Nosy Be (croisière possible), le long de la barrière de corail allant de Belo s/Mer au sud de Tulear, ainsi qu’à l’île de Sainte Marie.

VIE LOCALE: chaque contrée est différente. La population est très accueillante, hospitalière. Les coutumes et croyances varient selon les ethnies, ce qui rend attractif toutes les régions. Le contact avec les malgaches est facile, avec le sourire. Prenez le temps de parler avec eux, ils vous feront découvrir leur manière de vivre, de penser et vous serez étonnés par leur gentillesse naturelle.

VILLES: Tana, la capitale, a souvent mauvaise réputation à cause des voleurs ! Mais quelle ville pauvre dans le monde n’a pas ses petits voleurs des rues ? Il ne faut cependant pas exagérer. L’on ne risque pas beaucoup si l’on ne se balade pas avec ses bijoux, sa montre de luxe et trop d’argent. La ville est un peu choquante avec une circulation chaotique, des mendiants de tous âges, une pauvreté que l’on voit à chaque coin de rue tant dans l’habillement que dans les matériaux utilisés pour les cases. Mais elle reste une ville qu’il faut regarder… La prostitution est engendrée par la pauvreté, Madagascar n’y échappe donc pas. A visiter, le marché des artisans où l’on peut y faire de très bons achats, les marchés incroyables de diversité et d’animation, le Palais d’été des Reines à Ambohimanga, etc. Diego Suarez est une localité cosmopolite, étonnante, pleine de contrastes. Cette ville au passé colonial a des attraits qui ne laissent pas indifférents. L’on y “sent” cette vie animée de l’époque et c’est un plaisir de flâner dans ces rues bordées de maisons aux balcons ornés de colonnades. Tamatave, port très actif, est le point de départ pour le Canal des Pangalanes. Antsirabe, vestige d’une époque de station thermale, offre un climat tempéré en été austral. Tulear, la capitale du pays Vezo, ville calme, agréable, jouit d’un ensoleillement toute l’année. Ces trois villes ont un point commun : les pousse-pousses qui restent une institution et font partie intégrante de la vie quotidienne. Fianarantsoa est une étape agréable sur la route du Sud. Fort Dauphin, Sambava, Morondava et Majunga sont des villes calmes, dont les activités principales sont le commerce.

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